Tracto, bull, béton… à la remise.
Sans prise.
Exquise Promise
Terre
Mère flaire. Miss taire
Rieuse généreuse
À l’œuvre sans manœuvre
L.C.
Tracto, bull, béton… à la remise.
Sans prise.
Exquise Promise
Terre
Mère flaire. Miss taire
Rieuse généreuse
À l’œuvre sans manœuvre
L.C.
C’est des milliers de vie
Ce soir, la Tour Eiffel en perd la tête…
L.C.
« Moi je compare ma vie à un terrain dont j’ai hérité. Il y a des gens qui vont hériter d’un terrain magnifique au bord de la mer avec euh des roses des magnolias du mimosa, tout ce que tu veux, et puis il y a des gens qui ont un terrain, il va falloir enlever toutes les pierres, là il y a beaucoup d’ombre, on peut planter ces plantes-là, pas d’autres… donc il faut apprendre la terre que l’on a à cultiver. Moi ce que j’espère, c’est à la fin de ma vie laisser un beau jardin. Le destin c’est ça, c’est le morceau de jardin que l’on vous a donné. Il y a des gens qui ont des jardins magnifiques et qui ne s’en occupent pas et puis il y en a d’autres qui auront bout de terre difficile et tout et qui va être un paradis… »
« … cette fille me plaît, elle veut être libre, elle invente sa vie à chaque instant… »
« Son besoin d’harmonie, et de faire les choses du mieux possible, c’est vraiment l’amour du travail bien fait, exécuté, le besoin d’ordre aussi, le besoin… la discipline. Et ça l’a conduite beaucoup vers des personnalités qu’elle disait, ou que les gens jugeaient, sévères c’est à dire qu’elle allait, où il y avait non pas une difficulté mais pas la facilité. Jamais d’à peu près non plus, il faut faire les choses à fond et bien. Du mieux possible. »
« J’ai tout appris à travers les livres. Parce que dans l’éducation, la famille où on ne parle pas, on ne révèle rien. Où on a conscience qu’il y a des rapports très complexes avec les adultes, ben c’était un voyage extra-ordinaire… et je dis toujours… il faut avoir lu l’Iliade et l’Odyssée, on sait tout. Ça et l’ancien testament. C’est la base même. Les poètes sont des voyants, entre guillemets. Ils savent traduire des choses que l’on va expérimenter plus tard dans sa vie, pas seulement sa vie personnelle, mais la vie du monde, les transformations… j’ai toujours eu cette avidité, cette curiosité, de savoir… on a envie de tendre l’oreille, on a envie de comprendre, on a envie de… j’avais une vie de rêveries, de réflexions… »
« Elle avait retourné la chose, c’est à dire elle disait que ç’avait était une chance cette opposition… parce que ça lui avait permis justement d’aller contre, et d’aller plus loin, plus haut. Elle était vraiment convaincue que dans la vie il faut se servir de tout ce qui arrive »
… … …
Extraits de : https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jeanne-moreau-lunique-1928-2017
Merci à Anne G. pour m’avoir offert ces ondes.
… L.C.
D’un oiseau-fleur
Sur le carreau
Un peu gravé à même sculpté
De lumière et d’éphémère
… L.C.
« Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde ». Michel Foucault
À réécouter : http://www.franceculture.fr/conferences/foucault-le-jardin-cest-la-plus-petite-parcelle-du-monde
Et si nous étions chacun un jardin ?
En prenant soin de « nous », prendrions-nous soin de l’univers ? .L.C.
… (dé)lavée – il pleuvait,
et (é)moussée – le lichen y pousse au fil des années
… est source de créativité !
… L.C.
Promesse sans fin !
…L.C.

Même « séchée », une fleur est toute beauté.
Parce que son cœur est « pur », sans arrière pensée, pleine à son rôle de fleur, partout à sa place, même si déplacée.
Entière à ses qualités de fleur – parfumée, colorée, verticalité, symbole, nourrissante – elle a poussé, s’est épanouie, dans (malgré) la terre et la situation qui lui étaient donnés, à côté d’autres fleurs, parmi les insectes avec lesquels elle a composé, avec les éléments, les obstacles, les compliments et les amants.
Elle a suivi son chemin de fleur, toujours attirée vers les sommets. Sans se retourner, sans question, sans peur, elle a veillée, là, simple, détachée et engagée, racinée. Lorsque alertée, elle a transmis la donnée, elle a lutté, résisté, confiante, nue, forte de sa sève, sans haine ni pitié, sans regret.
Parfois elle a pleuré, de joie, car la rosée la chatouillait, car le lever et le coucher du soleil, car la douceur de l’air, car la terre mouillée l’enchantait, les étoiles l’accompagnaient, la lune la rythmait, elle dansait inspirée par le souffle du vent.
Car la vie la traversait…L.C.