Auteur : Lucie Combret
« Formidable », « merveilleux » disait-il
« Aujourd’hui je vois clair, je vois des choses que je ne voyais pas avant. J’ai bien fait de travailler jusqu’au matin, ça n’est pas bon pour le travail du lendemain de travailler toute la nuit, parce qu’on se fatigue. En même temps les recherches de la nuit sont tout profit pour la séance du lendemain, ceci contredit cela, mais au moins ce matin c’était très bien. » (…) « Est-ce bien vrai qu’on travaille mal quand on est fatigué, qu’en dites-vous? Même fatigué, on ne travaille pas si mal. Et puis du moment qu’on est au travail, la lassitude, le manque de sommeil, on s’en fout. On n’a pas besoin d’être fatigué pour ne pas faire ce qu’on ne fait pas, ni de ne pas être fatigué pour faire ce qu’on fait. Je ne peux pas parce que je suis fatigué… ça, ça n’est qu’une excuse pour justifier la paresse ». Le raisonnement lui-même semblait tiré par les cheveux, mais j’étais davantage ému par la passion avec laquelle, plutôt que de vouloir vaincre la lassitude, il se débarrassait tout bonnement du problème. Cette attitude, il la pratiquait à la lettre sans un jour de répit depuis au moins vingt ans. Et cet homme disait : « Jamais je ne me suis avancé aussi loin, j’ai aujourd’hui le courage qui m’a toujours manqué. Être libre à ce point, non, je n’y croyais pas moi-même. Il n’y aura plus jamais d’impasse, maintenant que la voie est ouverte je vais pouvoir avancer encore et encore… Ah, la splendeur de votre visage, l’inimaginable profondeur et immensité de l’espace, si seulement j’étais capable d’en reproduire un milligramme, un millième ! « . p 70
« Merde ! Complètement raté. Je ne sais plus comment faire, disait-il, répétant indéfiniment le même combat désespéré, de tentatives en destructions. Je n’ai pas le choix. Ou je continue ou je crève. »La sculpture était chaque jour démolie et refaite, chaque fois plus serrée, plus ferme, plus aigüe, plus légère, une étrange impression de vie l’habitait. « Léger et lourd à la fois… aigu et rond… en même temps doux et violent, voilà ce qu’il faut faire. Le vrai visage est tout ça disait-il souvent.Car un travail qui avance, c’est un travail qui n’a pas de fin, c’est une possibilité augmentée de courir après la réalité, et plus on serre de près l’objet, plus il s’éloigne. La question n’est pas de faire un tableau mais d’attraper un peu plus de réalité, aussi n’avait-il que faire d’une masse d’œuvres : ce qu’il voulait c’était pousser le travail jusqu’au bout. (…) Si seulement il pouvait « mieux attraper » ce visage, ou même une partie de ce visage, il serait content… Seulement il n’y a pas de limite « au mieux ». p 208-209
Yanaihara Isaku, Avec Giacometti
Splendide
… par les temps qui courent !
… pour qu’ils courent encore, tendrement, sauvagement !
Le film Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki.

Fleur ukrainienne
Impression… première !
… L.C.
Grand Salon du Petit Format Toulouse 2017
Nous y serons ! Soisik Faulkner, nos gravures et moi… le site Cercle Medeya Lemdiya
Orphée
Extrait
Je vous prie de ne plus me poser de question
si vous dormez, si vous rêvez
acceptez vos rêves c’est le rôle du dormeur
Vous cherchez trop à comprendre ce qui se passe
C’est un grave défaut
Il ne s’agit pas de comprendre, il s’agit de croire
Pourquoi, toujours pourquoi
Ne me posez plus de question
Marchez !
Je te demande une fois pour toute
De ne plus essayer de comprendre
[…]
Travaillez,
Travaillez Heurtebise, ne faiblissez pas
Comptez, calculez, acharnez-vous comme je m’acharne
Allez, suivez-le il le faut.
Sans la volonté nous sommes des infirmes
Allez, allez, il faut vouloir
Enfoncez-vous en vous-même et quittez-vous
Courez, courez, volez, renversez les obstacles
Vous approchez
Vous arrivez
Jean Cocteau
Fleur ukrainienne
pointe sèche sur zinc en cours…
…L.C.
Manière noire
… première !
…L.C.
Inscription Gravix 2017
…L.C.
Les pieds dans le grillage
…L.C.